La remise du rapport Balladur, hier, n’a entraîné aucun effet de surprise, ni dans l’opinion publique, ni dans le monde politique, pour la bonne raison
que son contenu était connu dès avant sa sortie. En définitive, malgré la proximité de l’événement, toute réaction sur le sujet est forcément une réaction réfléchie, à froid.
Que peut-on en dire ?
Dans un premier temps, que la réforme des institutions est non
seulement souhaitable mais surtout indispensable. Les chevauchements de compétences, les dépenses qui en résultent, le manque de logique et de concertation dans les mesures sont
éminemment dommageables, non seulement au niveau financier, mais aussi au point de vue de la crédibilité du système. Alors oui, il faut simplifier le mille-feuilles. Il faut faire en sorte que
les compétences soient clairement attribuées et limitées.
Mais peut-on supprimer la clause de compétence générale, sans risquer de
rendre impuissantes les institutions qui ont besoin d’agir au niveau politique, donc décisionnaire ? Je ne le pense pas !
Ici et là, on entend des références aux grandes régions partout dans le monde,
seules aptes à faire face dans la concurrence mondiale ; on se dit que les institutions idéales sont à chercher dans des modèles extérieurs. Je pense au contraire, qu’on ne peut pas
importer d’autorité des modèles sortis d’ailleurs. La France a ses spécificités et c’est autour de ces spécificités que doit se construire tout projet, si l’on veut qu’il soit
viable.
Quant à l’Alsace, précisément, deux points me semblent
importants.
On ne peut pas envisager la disparition de la région, car c’est l’échelon
indispensable pour le développement économique… régional ! Mais on doit le faire en harmonie avec les départements. S’ils veulent s’unir pour cela avec la Région, sur la base de la volonté,
il n’y a pas de raison que ça ne se fasse pas.
Dans un deuxième temps, l’instauration d’un principe de métropoles sur
le territoire de la France et particulièrement pour Strasbourg, me semble une excellente chose. C’est en effet le meilleur moyen d’assurer la visibilité et la reconnaissance européenne et
internationale des territoires où elles se trouvent, en plus de concentrer des infrastructures et des moyens aptes à assurer les défis à venir.
C’est l’histoire et les territoires existant qui doivent être les cadres de
cette réforme et non des modèles extérieurs et c’est par l’adhésion des collectivités existantes que l’on obtiendra les meilleurs résultats.
Cette réforme est une chance… à nous de la
saisir !
En
matière de politique sociale Nicolas Sarkozy avait annoncé lors de sa campagne électorale la création d’un statut pour les beaux parents. Projet de loi qu’il a déposé en date du 13 février au
Parlement. Il souhaite reconnaître ces liens particuliers par la création d'un statut de beaux-parents, et plus largement, des tiers étant domicilié ou proche du foyer.
En effet ce texte prévoit la possibilité pour les deux parents d’autoriser en commun un tiers à
effectuer des actes importants de l'autorité parentale (santé, éducation, droits fondamentaux). Depuis mardi le 03 Mars, le texte relatif à l'autorité parentale et aux droits des tiers
faisait l’objet d’un bras de fer entre Nadine Morano secrétaire d’Etat à la famille et Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. Le point sensible du dossier : le statut du
beau-parent, valable pour les familles recomposées et homoparentales. C’est donc une première dans la reconnaissance des familles
homoparentales.
Les détracteurs de ce projet de loi invoque un problème à partir du moment où l’enfant peut avoir 4
tiers qui en deviennent en parti responsables (beau-père, belle mère, oncle, tante…) et donc une perte de repères. La question qui est posée est aussi celle de la reconnaissance des
familles homoparentales, et le débat est relancé en ce qui concerne l’adoption des couples homosexuels.
Il faut remettre l’accent sur la réalité actuelle :
Aujourd’hui 2 millions d’enfants vivent dans des familles recomposées, 3 millions vivent dans des
familles monoparentales et 30 000 grandissent dans des foyers homoparentaux. Il faut donc l’admettre, ce projet de loi tend à s’adapter à la réalité des familles actuelles. Le texte
fait débat, mais il n’est pas question de remettre en cause les données des familles traditionnelles. On peut parler de révolution mais ce projet est conçu uniquement dans le but de
proposer un outil juridique permettant de faciliter la vie des familles, lorsque les parents ont trouvé un commun accord, mais aussi il ne faut
pas l’oublier renforcer l’autorité parentale (par exemple en ce qui concerne la création de passeports pour les mineurs).
Alors que les « parents » soient hétéro ou non ce n’est pas la question.
Grâce à ce statut, l’enfant pourra entretenir une relation
durable et reconnue avec un tiers avec lequel il aura noué un lien.
La polémique est lancée, un proche de Nicolas Sarkozy à la tête de la future 2ème banque du pays ? Il n'en fallait pas plus
pour soulever une bronca dans toute l’opposition.
Problème déontologique pour les uns, prise de pouvoir illégale pour d’autres.
Mais ne nous trompons pas de cible, l’objectif reste le sauvetage de ce futur géant du milieu financier français.
Se servir du plan d’aide aux banques mis en place par le gouvernement fut une bouffée d’oxygène pour toutes les institutions bancaires du pays l’ayant acceptée. Mais il ne faut pas se leurrer et
dans le cas de figure des banques populaires et des caisse d’épargne il en fallait d’avantage.
Pour cela l’Etat a décidé d’injecter des fonds en devenant actionnaire ( on parle de 20% du capital) .
Mais encore une fois, là ou le bât blesse c’est la nomination de M. PEROL.
Pourquoi tant d’agitation? Mr PEROL n’a pourtant pas fait de prison, n’a pas détourné d’argent etc.
Mais quel est son tort ?
Ce dernier est tout simplement un haut fonctionnaire de l’Etat (Secrétaire général adjoint à l’Elysée spécialiste des questions économique pour être plus précis) qui plus est de droite. Sacrilège,
à entendre les nombreux détracteurs, M.HAMON, Mme AUBRY, pour ne citer qu’eux . Oui ! « Le Président SARKOZY a dépassé les limites de l’acceptable et transgressé la loi, il agit tel un monarque
»
Par pitié, arrêtons de chercher de faux problèmes, arrêtons de polémiquer.
Dans la vie, on peut être politique et on peut être un homme d’entreprise.
Seule la compétence et non l’origine politique doit primer.
L’avenir nous dira si ce fut une bonne ou mauvaise chose.
Une nouvelle page dans la vie de notre Mouvement va désormais s’écrire avec des instances renouvelées, au plan national avec Xavier BERTRAND notre nouveau Secrétaire Général,
et au plan local avec notre nouveau Président Départemental André REICHARDT et toute l’équipe issue des élections internes.
Notre Mouvement à vocation à rassembler toutes les sensibilités politiques, pour réunir autant de nos concitoyens que possible, autour
de nos idées et de nos valeurs. L’UMP doit être en phase avec la société d’aujourd’hui, pour devenir un véritable Mouvement Populaire, un soutien et un relais pour le Président de la
République Nicolas SARKOZY et le gouvernement de François FILLON, qui poursuivent un mouvement de réforme sans précédent et tiennent la barre de la France face à la tempête
mondiale.
Notre rôle est de remettre l’Homme au coeur de notre Mouvement, et de faire revivre notre vie militante pour leur permettre de
s’impliquer, apporter leur contribution, faire avancer notre mouvement. Notre de rôle est aussi d’expliquer, de débattre, défendre, confronter, convaincre, rassembler, innover et
oser.
Frédéric HUSS,
Délégué UMP de la 9ème Circonscription du Bas-Rhin
Parlant
du chemin difficile sur lequel les responsables politiques veulent conduire leurs concitoyens vers plus de qualité de vie, le Président OBAMA disait dans son discours d’investiture : « Ce chemin
n’était pas fait pour les timorés. Au contraire, ce sont ceux qui prennent des risques, ceux qui passent à l’action, ceux qui construisent qui nous ont portés sur ce long chemin escarpé vers la
prospérité et la liberté ».
C’est bien là l’essentiel. Il faut entreprendre. C’est ce que j’essaie de faire, modestement mais avec force, comme maire de
Bischwiller et vice-présidente de la Communauté de communes. Priorité aux investissements et d’abord pour des équipements directement utiles à nos concitoyens : réalisation du projet « cœur de
ville », création d’un lotissement d’habitation, rénovation de la mairie, soutien à l’action économique, au commerce et à l’artisanat, etc. Mais aussi solidarité accrue : je veux baisser en 2009
les taux des impôts locaux, en particulier de la taxe d’habitation, participer à l’effort national pour la relance du logement social de qualité, renforcer l’action sociale de la ville en faveur
des personnes en difficulté.
Rien n’est facile mais tout devient possible avec un engagement commun. Voyez le nouvel essor économique de Bischwiller et de notre
communauté de communes, voyez le rayonnement qu’a retrouvé notre ville, voyez la réussite de notre Fête des Fifres rénovée, voyez les succès remportés par les jeunes, les sportifs, les clubs et
les associations de tout notre secteur de vie.
Pas de sinistrose ni de défaitisme. Mais engagement et solidarité.
Madame le ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi nous le redit, depuis la très prisée Davos : cette
moralisation est un point cardinal indispensable de l’activité de l’ensemble des joueurs de la planète finance
Moraliser chacun comprend bien que cela veut dire mettre des limites. A de multiples reprises le président de la République
française nous a expliqué qu’il convient de mieux contrôler l’activité d’un certain nombre d’acteurs du monde financier. Une réflexion est en cours sur les modes de rémunération du haut
patronat. Il faut reconnaître que cette normalisation avance timidement après chaque scandale, par exemple avec une évolution législative réelle du traitement des stock-options. Cela dit
légiférer ne va pas sans atteindre une certaine conception de la liberté et pourfendre l’idéalisme ultralibéral. Il faut croire qu’en notre ère matérialiste le monde invisible d’Adam Smith ne
fait plus recettes… Si madame Lagarde évoque ces bornes à placer comme une évidence, nous ne pouvons que nous demander pourquoi cette évidence ne nous avait pas sauté aux yeux plus
tôt ?
Plus clairvoyant, monsieur Sarkozy ne s’arrête pas à des velléités de pressions extérieures. En effet ce n’est pas assez de fustiger
les loups de la finance encore faut-il les humaniser. Sans doute est-ce la raison qui pousse notre président à inviter quelques grands patrons à renoncer, sans y être contraints, aux avantages
dont ils sont coutumiers. De leur part, ces gestes auront manqué de spontanéité mais ne boudons pas notre plaisir et réjouissons-nous de cette moralisation des personnes qui s’opère au cœur de
la lutte intérieure entre portefeuille d’action et cette vertu que nous appellerons délicatesse sociale. Moraliser devient donc apprendre la maîtrise de soi.
Pour aller plus loin, nous pourrions nous interroger sur le capitalisme et la morale en général. Jusqu’à il y a peu, une part
grandissante de nos concitoyens semblait croire que le capitalisme était la solution pour le bien-être ; les philosophes, eux, définissaient la morale comme le moyen pour vivre
bien. Un autre point que nous apprennent nos humanistes est la distinction entre fins et moyens… Se souvenir que le capitalisme est une théorie sur les instruments financiers nous aidera
certainement à n’y voir qu’un moyen. Si notre fin est le bien-être alors soyons cet homo homini lupus, si notre fin est de vivre bien : apprenons à ordonner les moyens aux fins
qui sont les leurs ! La fin de la politique comme de l’économie c’est le bonheur de l’homme et non simplement le renouvellement de sa force de travail qui le réduit au rang de
ressources...
Nous pourrions être pessimistes en pensant que trop encore voudront résister à l’ordre naturel de la société. Et
malgré cet inconscient collectif de crise, elle ne nous semble pas moins forte la tentation de l’individualisme. Cela dit nous découvrons un espoir inattendu dans la structure juridique du
Forum Economique Mondial : celui-ci est une fondation à but non lucratif !
Le maire minoritaire reste sans réponse et lance : « Il faudra
vous contenter de ça ! »
Nous
avons eu l’occasion dans nos papiers précédents de démontrer que nous n’obtenions aucune réponse à toutes nos questions. Les chiffres que nous demandons nous restent cachés, les prétendus projets
restent totalement mystérieux.
Mais il y a pire. Au moment d’évoquer le budget du service de l’eau, nous avons dénoncé le fait que ce
service vit à crédit. Après que l’on nous a répondu que ce n’était pas vrai, nous avons interrogé le maire pour savoir pourquoi, alors, la ligne de recette largement majoritaire (ligne n°16, d’un
montant de près de 1.6 millions d’euros) s’appelle : « Emprunts et dettes assimilées ».
Après un silence long et pesant, on a nous a dit que ce montant
serait « compensé » plus tard dans l’année par le résultat réel. En toute logique nous avons demandé quelle était le montant prévisionnel de ce résultat ? Aucun chiffre, aucune
réponse sur le fond (nous avions donc raison) et le maire, visiblement satisfait mais ignorant, nous lançait : « il faudra vous contentez de ça ! ». Bien difficile pour lui de
masquer ces insuffisances derrière son petit abri fait de mépris …
Au mépris s’ajoute maintenant la censure !
Le mépris de la majorité on connaissait déjà bien, mais nous n’avions encore
rien vu ni entendu !
Cette
séance du Conseil municipal nous permis de prendre une pleine mesure de l’animosité et du mépris que nourrissent pour nous le maire et son équipe.
Nous avons eu droit, notamment de la part de M.l’Adjoint aux Finances, à quelques excès remarquables. Il a notamment
envoyé « : « posez vos questions par écrit » et s’est permis se dire « déçu » du niveau des interventions de l’opposition alors qu’il n’avait réponse à rien. Il est allé
jusqu’à adresser des injures masquées à Mme WITZMANN au motif qu’elle ne comprendrait rien ou pas assez vite en matière de finances publiques. Inacceptable, affligeant.
Le maire lui-même n’a pas été en reste et n’a pas de leçon à recevoir de
M.Staerlé dans cet art.
Qualifiant de « dramatisants » les propos de l’opposition, il nous a
avoué son sens de la démocratie en négligeant l’écho que trouve son budget auprès des représentants de 62% des votants haguenoviens.
Mais son aveu porte aussi sur son sens des responsabilités et la mesure qu’il
peut prendre concernant les conséquences d’un tel budget.
Pire encore, le maire s’est octroyé le droit de couper, à sa guise, la parole à
au moins trois des représentants de l’opposition, dont votre serviteur. En retour, aucun des membres de l’opposition ne s’est permis ce type de pratique.
Ce fut à tel point que nous lui avons fait observer une première fois que
manifestement « le pouvoir de couper la parole était unilatéral dans cette assemblée », puis lui avons rappelé que son « pouvoir de police dans cette assemblée ne consiste pas à
exercer à sa discrétion le pouvoir d’interrompre » ses interlocuteurs. La fonction de maire mérite beaucoup mieux de la part de celui qui l’incarne.
Nous avons ajouté, à l’adresse du maire, que « délibérer veut dire
décider mais après avoir débattu » à un moment où il semblait pressé d’en finir, pour des motifs qui ne sont peut-être pas étrangers à nos interventions.
Au final,
ils nous ont donné tous deux l’occasion de leur dire calmement : « ce n’est pas en affichant un tel mépris que vous vous en sortirez ».
Mais il y
a plus inacceptable encore. En tout début séance nous sommes intervenus pour dénoncer une véritable censure, rien de moins, dans le procès-verbal sensé relater dans le détail l’ensemble des
propos tenus en séance du 18 décembre dernier. En effet, au moment où le maire nous proposait de valider ce document, nous avons rappelé un échange entre lui et moi qui, par hasard, ne figure pas
au procès-verbal en question. (Je veux immédiatement préciser que j’ai l’intime conviction que les services municipaux chargés d’établir ce document ne sont pas responsables de ce
manque.)
Au cours de l’échange en question, au moment du débat d’orientations
budgétaires, M.Sturni a évoqué « un troisième round » pour parler, en réalité, de ce que nous appelons un troisième tour de table dans le débat. Il faut dire que l’ensemble ne
tournait pas à son avantage et que son irritation semblait grandissante. Je lui répondis donc : « il ne s’agit pas d’un com-bat mais d’un dé-bat » (lire le compte-rendu de la
séance du 18/12/2008 dans ce blog). Le maire semble donc avoir une conception bien belliqueuse de l’échange, que ce bougre de procès-verbal veut ignorer !
Enfin,
pour finir sur une note amusante, nous avons entendu M.l’Adjoint aux Finances revendiquer agir « avec audace et convictions » (sans verser de droits d’auteur !). Aurait-il déjà des
velléités de prendre le large et de rejoindre notre camp ? on le comprendrait …
On
nous oblige à casser la tirelire, mais nous resterons vigilants et exigeants !
Malgré nos mises en
garde, l’équipe du maire est passée en force. La municipalité a décidé d’aggraver la situation de la dette et d’augmenter lourdement l’impôt, tout cela en ne proposant aucun projet susceptible de
justifier de tels choix.
Le travail d’examen détaillé du budget est bien le moins que nous vous devons à
vous Haguenoviens. Nous l’avons fait pour opposer à l’équipe municipale une analyse fondée et rigoureuse, pour que la vérité soit dite. Nous l’avons fait sans mérite et encore moins de gloire,
nous avons simplement accompli la tâche que les Haguenoviens nous ont confiée. C’est là notre devoir.
Nous continuerons à le faire.
Nous avons déjà hâte de disséquer les pièces du compte administratif de l’année
2008 (bilan final en quelque sorte) avec la plus grande des vigilances. Cette fois le maire et son équipe ne pourrons plus se perdre dans des « prévisions qui ne vont pas se réaliser
», dans des prévisions qui le sont sans l’être vraiment (lire plus haut « Baisse de l’investissement : le maire minoritaire chute »). Cette
fois la réalité se dégagera sans appel. Nous vous donnons rendez-vous !
Poids de la dette : dans le mur, pied-au-plancher et en klaxonnant !
N’en déplaise à M.l’Adjoint aux Finances, le calcul est sans appel et les faits
sont là : les chiffres de la majorité elle-même conduisent sans équivoque à un endettement de plus de 1.580 euros/habitant. Pour
comprendre la gravité de la situation rappelons que les villes de taille comparable sont à un niveau de dette d’environ 1.100 euros/habitant
maximum !! (montant déduit des chiffres communiqués par la majorité elle-même).
Et M.l’Adjoint aux Finances ose nous dire que cela est
« supportable ». Evidemment nous avons tenté de lui ouvrir les yeux en lui disant que cette dette était en réalité « préjudiciable » aux finances de la Ville. La suite le
démontre.
Les détails du calcul sont très simples. Tout d’abord dans son budget la
majorité nous dit que la dette existante est de 44.086.983,19 euros exactement. Dans le même document elle prévoit que son propre budget n’atteindra l’équilibre qu’à condition de contracter un
emprunt supplémentaire de 12 millions d’euros. Le total de la dette prévue par la majorité est donc de 56.086.983,19 euros. Ramené à 35.457 habitants (population donnée par la majorité), ce total
conduit au résultat que nous annonçons.
Mais face à cette difficile réalité s’est dressé M.l’Adjoint aux Finances,
semblant abandonné par son maire minoritaire, pour nous dire que « les prévisions ne vont pas se réaliser », que l’on verra bien ce qu’il en est de tout ça à la fin de
l’année.
Il nous a offert-là une belle occasion de mettre sous la lumière quelques
insuffisances de son travail.
Tout d’abord son intervention s’est apparentée à un triste aveu :
M.l’Adjoint aux Finances ne croit pas lui-même à ses propres prévisions (il sait lui-même qu’elles sont fausses : elles « ne vont pas se réaliser » dit-il) mais on nous demande à
nous d’y croire !
Ensuite nous nous sommes indignés qu’on puisse nous proposer d’attendre d’avoir
finalement le nez sur le mur pour comprendre qu’on est dans une impasse. Nous ne sommes pas partisans d’une politique qui consiste à « aller droit dans le mur en
klaxonnant ! »
M.l’Adjoint aux Finances nous a également voulu nous faire croire que nos
calculs étaient faux et nous a dit que nous faisions de la « spéculation ».
Ainsi pour évacuer tout soupçon de « spéculation » nous avons conduit
devant l’ensemble de nos collègues le petit calcul que nous exposons un peu plus haut dans ce papier. Nous avons d’ailleurs pu en déduire, devant M.l’Adjoint aux Finances, que si notre résultat
était faux ce serait uniquement parce que les prévisions qu’il nous donne lui-même le seraient, mais que la façon de calculer était tout à fait exacte. Nous répondions du même coup aux reproches
de M.l’Adjoint aux Finances d’additionner des montants qui ne pouvaient pas l’être, d’additionner des choux et des carottes en quelque sorte. Faux et encore faux.
Mais le plus triste est bien que l’on ne nous dit pas pourquoi un tel
endettement, pourquoi une telle augmentation des impôts, on ne nous dit pas pour quels projets, si tant est qu’ils existent …
Baisse de l’investissement : le maire minoritaire
chute.
A plusieurs reprises a été évoquée la baisse de l’investissement entre 2008 et
2009 prévue par l’équipe du maire minoritaire. Cette baisse est bien réelle (près de -6%) mais aveuglément niée par cette équipe.
Il en a été question notamment quand Luc LEHNER a apporté sa démonstration de
ce que cette baisse de l’investissement empêcherait de percevoir une aide de relance espérée de l’Etat. A ce sujet, il est amusant de noter les chants que nous avons entendus en Commission des
Finances à la gloire du président Sarkozy, remercié d’avoir imaginé ce mécanisme d’aide.
Mais, finalement amené à reconnaître la vérité des chiffres, le maire
minoritaire nous confiait qu’en fait il a « bon espoir d’atteindre le niveau d’investissement » requis pour percevoir cette aide. Evidemment, cette déclaration est en parfaite
contradiction avec la baisse des montants prévisionnels du budget qu’il nous soumet lui-même. Il ne peut pas à la fois afficher des montants d’investissement à la baisse dans son budget et
spéculer par ailleurs sur une hausse de ceux-ci. Nous le lui avons fait observer et l’avons invité à produire « un budget fiable », relatant la vérité de la situation et de ses
éventuelles intentions. Mais que cela cache-t-il donc ?…
Après avoir écouté les inutiles incantations du maire minoritaire, nous avons
démontré que son budget n’est ni ambitieux ni d’avenir, contrairement à ce qu’il aurait bien voulu faire croire aux Haguenoviens.
Ce premier budget, dont le maire minoritaire se voulait fier, n’est pas un
budget d’avenir en premier lieu parce qu’il n’est accompagné d’aucune programmation pluriannuelle. Cela revient à ne pas voir plus loin que le bout de son nez et à engager des dépenses dont on ne
sait pas où elles nous emmènent.
Ensuite, ce budget n’est pas d’avenir parce qu’il ne traduit aucune vision de
notre ville pour demain, on ne sait pas quels projets sont imaginés par le maire minoritaire et son équipe, nous ne disposons d’aucun élément sur quoi que ce soit en la matière. Nous avons
rappelé deux tristes exemples. Tout d’abord celui de Barberousse pour lequel la locomotive devait être connue depuis mars 2007 au maximum : nous allons donc « fêter le deuxième
anniversaire du non-lieu dans quelques semaines ». L’exemple de Thurot ensuite pour lequel les études sont repoussées à plus tard (quand il plaira au Prince ?), comme chaque
année.
Ce premier budget n’est pas davantage un budget ambitieux. Tout d’abord parce
que l’investissement prévisionnel est en baisse réelle, contrairement à ce que proclament le maire minoritaire et son équipe. Ensuite parce que, en dépit de cette baisse de l’investissement,
atteindre l’équilibre du budget prévisionnel proposé par la majorité exige d’emprunter lourdement (à hauteur de 12 millions d’euros) pour financer les introuvables projets du maire
minoritaire.
Nous en avons déduit qu’en réalité, même s’il n’ose pas le dire, M.Sturni
essuie les conséquences de la politique « de son mentor et prédécesseur », qu’il aggrave encore : d’abord en multipliant par 7
( !!) l’augmentation des impôts à laquelle nous étions habitués et ensuite en empruntant en masse au point de porter la dette au
sommet record d’environ 1.600 euro/habitant, très au-delà des moyennes nationales comparables.
A ce triste constat nous avons ajouté, afin que tout soit dit, que ce budget ne
permet en rien de commencer à réduire le déficit du budget principal de 4,3 millions d’euros (environ) « que nous trimbalons depuis 2007 et qui sera mécaniquement reporté dans le compte
administratif 2008 (le bilan final en quelque sorte pour 2008) et que le maire minoritaire aura l’audace de nous demander de valider au printemps qui
vient ! ».
A cette minute les cantates sur la bonne santé de la Ville était plutôt en
sourdine …
Pour conclure, nous avons rappelé le maire minoritaire à ses responsabilités et
avons « exigé, au nom des Haguenoviens, de la lisibilité et l’optimisation des financements sans porter atteinte à leur porte-monnaie ». Nous attendons encore ses
propositions.
Augmentation des impôtsx 7: le maire minoritaire se résigne
et pioche sans vergogne dans nos poches !
D’entrée, sans la moindre trace apparente d’hésitation, le maire minoritaire et
son équipe multiplient par 7 l’augmentation de nos impôts locaux en passant de +0.5% à +3.5%. Partageant la même indignation que nous, Luc LEHNER confirmera un peu plus tard en évoquant une
variation de 700%.
x7, fois sept, mal sieben !!!
« Mais où sont les « voies nouvelles » de financement dont
on nous a parlé en séance du mois dernier ? » et « allez-vous également contaminer la Communauté de Communes en augmentant aussi la
taxe professionnelle pour handicaper encore un peu plus notre économie ? » avons-nous lancé.
En réalité, simple est de constater que « le maire est déjà
résigné », avant même la bataille en quelque sorte et qu’il retient immédiatement la solution de facilité.
Plus grave encore, nous avons fait valoir qu’« en volume, l’impôt va
augmenter de plus de 3.5% puisque l’assiette, elle aussi, augmente ».
Nous avons alors interrogé la majorité pour connaître l’augmentation de cette
assiette et donc connaître l’augmentation réelle de l’impôt. Il faut ici noter que la Ville contribue à déterminer l’assiette de l’impôt et que cette question n’échappe pas à la
municipalité.
Malheureusement, comme à l’ordinaire, pas de réponse. Le maire minoritaire
évoque vaguement une première augmentation de 1.5% de l’assiette mais il n’en sait pas plus. Il nous répond visiblement comme si cela ne l’intéressait pas plus que ça.
La majorité n’a donc pas de réponse à transmettre aux Haguenoviens sur ce point
de l’augmentation réelle de l’impôt. La seule chose dont on soit sûr c’est qu’elle sera bien supérieure à 3.5%. Quelle misère.
L’affaire s’est conclue par un vote individuel à haute voix de chacun des
Conseillers, pour ou contre le budget principal proposé. C’est sur une très heureuse demande de Luc LEHNER, soutenue par toute l’opposition, qu’il a été ainsi procédé. Cette solennité nous a
permis de contempler tour à tour chacun des membres de l’équipe majoritaire prenant individuellement la lourde responsabilité de valider ce budget. Nous éprouvions, pour notre part, le grand
bonheur de dire promptement « NON » à ce désastre annoncé.
Dans quelques jours lors de son conseil national, l’Ump désignera son nouveau
secrétaire général Xavier Bertrand. Ce n’est un secret pour personne. Ce qui, en revanche est moi connu, ce sera la réorganisation possible de l’ensemble de l’ump et son positionnement dans
l’espace politique.
Trois organisations possibles de la majorité
présidentielle
La première consisterait d’avoir, à côté de la toute puissante UMP, une
confédération de toutes les autres composantes de cette majorité issue de l’élection de Nicolas Sarkosy, réunissant donc clubs, courants, voire partis autonomes comme la gauche moderne de Jean-Marie Bockel et notre parti radical. Ce serait le retour à une udf -bis. L’avantage de ce système est
de réunir une force électorale suffisante pour permettre à l’ump ( et donc ses alliés) de remporter aussi les seconds tours des élections locales et non pas uniquement d’être le parti le
plus à la première place au premier tour et manquer du petit chouia pour gagner au second par absence de voix mobilisables. En clair, l’échec du tandem à Strasbourg n’est pas du (uniquement) à
des questions de personnes, mais bien aussi au positionnement stratégique dans l’espace politique municipal de l’ump et de l’absence de voix de réserve.
La deuxième consisterait en une confédération première version mais avec l’ump
aussi partie prenante de cette confédération. Je vous avoue que je ne comprend pas vraiment l’intérêt autre qu’hypothétique de ce montage
L’intégration accrue des différents courants au sein de
l’ump
Cette troisième voie a la cote auprès de l’Elysée. First étape: l’intégration
d’Eric Besson dans l’ump et dans le staff de direction du parti. Zweite stuffe : l’arrivée de
Jean-louis Borloo, président du parti radical, comme vice-président de l’ump. L’arrivée de JLB, homme politique parmi les plus populaire, permettrait de donner une image plus ouverte , humaniste
et sociale qu’aujourd’hui d’évidence l’ump n’a pas. En même temps, cela permettrait de mettre (enfin) en place les mouvements prévus par l’article 13 du règlement intérieur qui garantissent la représentation des
différents courants qui étaient sensés faire la richesse et la diversité de l’union pour mouvement populaire.
La déclinaison locale de la diversité
Évidemment ce troisième chemin implique aussi pour être efficace et pour
relancer une dynammique à la fois de militants, d’idées et de propositions issues du terrain que l’acceptation du fondement de l’ump, à savoir un parti d’ouverture, de masse et de dialogue
se décline aussi dans les départements avec une existence reconnue er acceptée des différents courants de la majorité présidentielle dans les instances locales de décison. Et c’est là que
réside la difficulté car il y a des conservatismes encore bien ancrés !