La très large majorité obtenue au Congrès de
Versailles pour préparer la ratification du traité de Lisbonne est une belle victoire pour l’Europe, pour la France et pour l’UMP.
Pour l’Europe, qui a repris sa marche en avant et qui devrait tenir les délais très ambitieux de mise en œuvre du nouveau traité dès 2009. La formule du traité ordinaire proposée par Nicolas
SARKOZY était bien la seule possible pour relancer la construction européenne tout en respectant les aspirations et les craintes exprimées lors du référendum de 2005.
Pour la France, qui a repris sa place en Europe, au côté de l’Allemagne et de tous ses partenaires.
Enfin, pour l’UMP, qui a soutenu la démarche tout au long de la campagne présidentielle, et qui a confirmé à Versailles qu’elle était bien le parti le plus européen de France : 456 de ses députés
et sénateurs ont voté la réforme, et seulement 5 s’y sont opposés. Cette unité impressionnante contraste avec la division renouvelée des socialistes français, écartelés entre les contre, les pour,
les abstentions et les refus de prendre part au vote. Le PS donne la pénible impression d’être incapable d’affronter les grands choix politiques de notre temps.